
On a beau être fier de son pays, parfois l’argent et un meilleur niveau de vie attirent bien plus que le chant patriotique. D’ailleurs il est bien vrai que si j’étais resté sur ma banquise, je n’aurais jamais pu m’engager autant dans les droits de l’homme.
Toujours est-il qu’il semblerait que la matière grise s’évapore au soleil, ou plutôt, que les fameux « cerveaux » ne contribuent que rarement au développement de leur pays d’origine. A tel point qu’en novembre dernier, la ministre sud-africaine du service public et de l’administration a annoncé que le pays allait recruter des Indiens pour faire face à la fuite des cerveaux, qui mine notamment les secteurs de la santé et de l’éducation.
Le représentant de la Commission économique pour l'Afrique à l’ONU, M. Sembajwe, a ainsi souligné que la réponse à donner à la fuite des cerveaux figurait parmi les priorités de l'Afrique en vue de son développement.
D’ailleurs rien n’est impossible : les études démontrent que les migrants formés et les étudiants originaires de pays en développement peuvent potentiellement contribuer au développement de leurs pays d'origine quand des conditions favorables sont mises en place par les gouvernements de ces pays. Espérons donc que les choix se fassent rapidement dans ce sens.